tu manques
« le violon sans son crin, l’azur sans l’alouette, De Vinci sans génie, le vent sans la girouette, courant d’air sans Zéphir et marin sans sa terre, décideur sans avis puis océan sans île…voilà ma vie sans toi lorsque tu me crois libre, fidèle à mon crédo de nomade intranquille… »
envie d’être seul
« j’veux m’emmerder et faire passer, au fond du filtre des minutes un bon café, et faire le deuil de tous les cons que j’ai croisés…et j’en ai croisé… »
valse lente
« c’est sur un air de valse lente, que j’ai voulu presser le pas, ta malice dans ma musette, ma valise et mes pas-de-trois, un ouragan sur ma cadence. Et ton azur en point de mire, j’ai suspendu le vol du temps, et le temps de battre de l’aile, ma valse lancinante s’est lancée dans l’enivrant bal de ton rire »
capital
« j’técris ma lettre capital et je t’emmerde au plus au haut point, quand tu avances je recule, comment veux-tu que l’on se parle… »
tu danses pour moi
« tu danses pour moi, ange nue, souffle tendu, vers mes paupières devenues, celles d’un diable dévêtu. Tu dans comme ça, incantation ou pas-de-trois, l’homme où le planeur devenu, je vole et me love avec toi. Ma divine païenne, mon taureau de Toulouse, passer de l’arène à la vie, demeurer la femme à tout prix »
on est tous
« sept janvier de l’an deux mille quinze, je ne vous ferai pas de dessin, pour le moment, pas d’encre rouge, vous saviez ce que vous faisiez-là. Au dix, rue Nicolas-Appert, soixante-quinze zéro onze, Paris, la fin de matinée. SILENCE. Personne ici dans le pays, la larme à l’oeil et poings serrés ne parvient à imaginer vos sourires ensanglantés… »
la ballade de l’univers
« l’horizon noircissant des brumes citadines assombrit le pré vert où vivaient nos ancêtres, cimetière fumant parfums de dioxyde, la belle au bois dormant habite au centre-ville… Et voilà la calandre du bolide en rut, qui vient allègrement exhiber ses chevaux, mais ces animaux-là n’ont pas le même but, ils ne ruminent pas et ils tuent mes oiseaux… »